Les 802 dans les Cévennes

Pour ce parcours à VTT dans les Hautes Terres de Cévennes, nous devions être huit ; deux ont dû renoncer pour raisons personnelles nous fument donc 6 dans cette aventure (huit sans deux).

Dominique, Nathalie, Philippe, Mathieu, Vincent et Alain se sont donc retrouvés à Florac, charmante petite bourgade au bord du Tarn.

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Nous sommes hébergés pour cette première nuit dans un splendide hôtel 3 étoiles. Le dîner est à la hauteur de l’hôtel : succulent.

Première journée : Florac – Nivoliers

Après un copieux petit déjeuner, nous enfourchons nos montures pour longer le Tarn en hauteur, avec de magnifiques vues sur la vallée. Bien sûr il y a quelques petites montées qui permettent de nous échauffer doucement.

 

Vue sur le Tarn

Vue sur le Tarn

L’organisateur de cette randonnée nous avait proposé d’éviter le détour par Ispagnac et Montbrun. Surtout le parcours en balcon qui suit Quezac, très technique, et la montée sur le plateau très physique. Nous rejoignons donc le hameau du Temple par une piste forestière qui monte en pente douce. A l’arrivée sur le plateau, c’est un nouveau paysage qui s’offre à nos yeux.

Arrivée sur le plateau

Arrivée sur le plateau

Nous suivons le GR du tour du Causse Méjean avec une succession de côtes et descentes et des traversées de minuscules hameaux.

Hameau du Temple

Hameau du Temple

 

L’essentiel de la montée est terminé avant la pause de midi dans une forêt de résineux. Il ne reste que quelques kilomètres pour rejoindre Nivoliers terme de la première étape. Il n’y a pas de difficultés majeures si ce n’est quelques passages étroits.
C’est donc très tôt dans l’après-midi que nous arrivons à l’hébergement. Nivoliers est un petit village typique mais rénové dans le respect de l’architecture cévenole. Beaucoup de maisons restaurées sont désormais des gîtes ruraux.
Nous partageons le gîte avec un groupe de randonneurs pédestres de Fontainebleau. Le dîner est excellent.

Deuxième journée : Nivoliers – Barre des Cévennes

Une bonne nuit et le petit déjeuner nous attend, très classique mais à base de produits locaux (fromages blancs de la ferme, confitures maison, jus de fruits local).
La journée s’annonce difficile : grosse chaleur prévue, et surtout deux montées corsées.
Dès le départ il faut monter, et même plus que prévu car une erreur de parcours nous fait prendre une côte supplémentaire. Nous rejoignons le bon itinéraire, pour une côte qui nous fait tous mettre pied à terre. Un poussage non signalé dans le descriptif qui nous fait craindre les pires difficultés pour la seconde montée dans laquelle le descriptif indique des portions de poussage.
En attendant la suite est du pur plaisir au milieu de paysages somptueux. Nous atteignons le chaos de Nimes le Vieux, que nous longeons. Par une petite route nous dévalons une longue descente jusqu’à Vebrons, un petit village typique sur le bord du Tarnon (affluent du Tarn). C’est le lieu que nous avions choisi pour la pause de midi. Nous nous arrêtons sur un petit coin de rochers tout au bord du Tarnon, où il est possible de se baigner, de manger et de s’allonger pour une petite sieste.
Après ce long arrêt récupérateur et ressourçant, il faut repartir c’est-à-dire monter les 400 mètres de dénivelé vers le col de Solpérière. On a le choix entre le chemin dans la forêt avec des parties de poussage annoncées, ou la petite route. C’est cette deuxième option qui est choisie, mais même par la route, avec la chaleur, ce n’est pas de tout repos.
Après cet effort, la fin du parcours vers Barre des Cévennes est plutôt tranquille. Nous arrivons dans un gîte à l’écart du village dans un domaine assez spacieux et accueillant.

Vue sur le village de Barre des Cévennes

Vue sur le village de Barre des Cévennes

L’installation, les douches, la lessive et l’étude du parcours du lendemain passés, nous partons pour un tour du village. Un village très typique comme tous ceux traversés. Les habitants rencontrés se montrent très avenants et prêts à échanger sur la vie de ce village.
Mais le moment fort du séjour est à venir avec le dîner. On nous propose de manger dehors ce que nous acceptons avec plaisir, mais une fois à table on est loin d’imaginer ce qui nous attend :
On commence par la soupe : très appréciée car hydratante bien qu’il y ait beaucoup plus à manger qu’à boire. Puis c’est la salade, suivie par le saucisson, la saucisse aux choux et la terrine de sanglier.
Tout cela fait uniquement avec les produits du terroir et délicieux. Ensuite c’est l’omelette aux morilles, on a tous droit à deux parts. Et alors que l’on attend le fromage ou le dessert, on nous apporte le gratin dauphinois avec un rôti de sanglier… et pas des petites parts !
Et suivent les fromages, puis le dessert (une grosse part de gâteau !).
On a bien compté : cela fait 10 plats !

Troisième journée : Barre des Cévennes – Pont de Montvert

Le petit déjeuner est certes moins copieux que le dîner, mais on nous propose quand même une grosse variété de confitures locales.
Cette journée est annoncée un peu plus longue avec une longue montée en forêt. Nous commençons par une piste en sous-bois légèrement montante, avant une petite descente sur le GR qui se termine par un passage très technique auquel nous renonçons. Nous préférons une petite route tranquille qui nous amène au pied de Cassagnas.

Au pied de Cassagnas : on est prêt pour la longue montée.

Au pied de Cassagnas : on est prêt pour la longue montée.

La traversée de Cassagnas est particulièrement pentue. Ensuite nous prenons une piste qui monte plus tranquillement en forêt. Dominique et Vincent en profite pour se faire piquer par une guêpe.
Nous arrivons au col de la Planette à 1292 m pour le pique-nique et une petite sieste réparatrice.
D’un commun accord, nous décidons un petit détour par le col de Bougès (1308 m) avant d’attaquer la descente. Sur une piste large et roulante on peut se faire plaisir et lâcher les freins. Nous devons hélas la quitter pour un chemin montant et plus étroit avec un passage au milieu des fougères. Tout cela pour déboucher sur un somptueux panorama avec vue sur la vallée du Tarn et le massif du Mont Lozère.
La descente vers Pont de Montvert se fait par une petite route escarpée à flanc de montagne. A l’arrivée, le Tarn nous propose quelques trous d’eau pour une baignade, ce dont nous profitons.

Le village du Pont de Montvert.

Le village du Pont de Montvert.

L’hôtel est plutôt vieillot avec une décoration bien ancienne. Le repas est très bon, mais l’hôtelier beaucoup moins sympathique.

Quatrième journée : Pont de Montvert – Mont Lozère

Cette journée devait être la plus belle du séjour, et elle le fut vraiment.
Elle consistait en une longue montée mais peu pentue vers le col de Figniels.
La sortie du Pont de Montvert s’est avérée assez physique, mais très vite on longe le Tarn vers sa source au milieu de paysages magnifiques. Quelques passages de gués agrémentent le parcours, avant l’arrivée au pont du Tarn, un pont moutonnier à trois arches. C’est un site remarquable, avec une belle vue sur la plaine du Tarn dont nous profitons au maximum.

Le Pont du Tarn.

Le Pont du Tarn.

Nous poursuivons notre progression dans ce décor somptueux jusqu’au village typique de Bellecostes. Nous faisons un détour par le Mas Canargues où se trouve la plaque commémorant l’inscription des causses et des Cévennes au patrimoine mondial de l’UNESCO. Nous pouvons admirer dans ce village totalement abandonné le four à pain et un moulin toujours en fonctionnement. Nous poursuivons notre route jusqu’au Mas de la Barque pour la pause de midi.

Plaque commémorative de l'inscription au patrimoine mondial de l'UNESCO;

N Plaque commémorative de l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO;

L’après-midi nous fait contourner le massif du mont Lozère par l’est pour nous faire admirer d’autres paysages. La montée sous la chaleur est largement compensée par le plaisir des yeux. Arrivés en altitude nous rencontrons un peu de fraicheur pour suivre un sentier en balcon jusqu’au col.
La descente sur la route vers la station du Mont Lozère (lieu de l’hébergement) est l’occasion pour certains de battre leur record de vitesse.
A la station la chaleur est étouffante, et l’on a bien du mal à trouver un coin de fraicheur pour se détendre. Après un diner plutôt plus léger que les précédents, ce que nous apprécions tous, nous nous rendons à la chapelle construite dans les années 1970 par les scouts et à destination des randonneurs. L’architecture en triangle et l’intérieur méritaient bien le détour.

Cinquième et dernière journée : Mont Lozère – Florac

Le séjour touche à sa fin (déjà) et au programme, une longue descente vers Florac.
Nous commençons par remonter une partie de la route descendue la veille. Si la veille elle avait permis des records de vitesse, dans ce sens elle fait plutôt mal aux jambes. Mais nous l’abandonnons très vite pour une piste roulante (nommée route des chômeurs car elle fut construite par des chômeurs) qui nous fait passer entre les pâturages de vaches d’Aubrac. Nous avons toujours sous nos yeux de magnifiques panoramas.
Nous prenons ensuite une descente assez technique dans les cailloux pour rejoindre l’étang de Barrandon, site de pêche à la truite aménagé. On espérait voir les troupeaux de moutons car c’est un passage de transhumance, mais il était trop tard.
La suite est une descente très rapide au milieu de paysages encore différents, et de villages typiques : Les Laubies, les Bondons et surtout le tout petit hameau de Malaval remarquablement restauré.

La descente aprés les Bondons.

La descente aprés les Bondons.

Une descente périlleuse au milieu des banchages agressifs nous conduit au village de Malbosc perché à flanc de colline, avec ses ruelles très escarpées.
Une dernière montée nous permet d’atteindre Chanedet où nous pique-niquons avant d’attaquer la descente par une piste caillouteuse vers le Tarn et Florac.
Il est tôt, une baignade dans le Tarn est proposée avant la promenade dans Florac pour les emplettes de fin de séjour.
Le dernier dîner se déroule dans le même restaurant que le premier, et c’est sur de vrais plaisirs gustatifs que se termine ce séjour dans cette superbe région.

Je laisse à Philippe cette conclusion que nous partageons tous les 6
« Tous les voyants étaient au vert : plaisir vététique, qualité des hébergements et des repas, dans la meilleure ambiance amicale qui puisse être. »
Avec un petit regret : que nous deux amis qui ont dû se désister n’aient pas eu la chance de partager ces moments avec nous.

3 réflexions au sujet de « Les 802 dans les Cévennes »

  1. Merci Alain pour ce compte rendu complet de notre séjour.
    Rien n’y manque, et j’avoue même que j’avais déjà oublié certains détails.
    Et puis, comme chaque année jusqu’à présent, la météo était au rendez-vous pour la réussite de ce séjour itinérant entre bons amis vététistes.
    Ah! J’ai déjà envie d’y retourner.
    Philippe

  2. Très beau récit Alain.
    Il manque juste l’information que nous avons eu un accompagnateur à quatre pattes pendant quelques km le dernier jours.

    Matthieu

  3. Voilà encore un beau séjour qui vous a permis de découvrir une belle région, les parcours étaient exigeants mais il faut croire qu’il fallait aussi être en forme pour faire honneur à la restauration locale.
    Bien amicalement.
    Joseph

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